
Réparer, même quand le constructeur a fini
Un switch avec deux ports morts n’est pas un switch cassé, et un serveur qui s’arrête au hasard ne l’est généralement pas non plus. Sur du matériel hors support, le remplacement est la première réponse de tous ceux qui y gagnent quelque chose. Cette page dit quand la réparation est la voie la moins chère et quand c’est nous qui vous conseillons de remplacer.
Cinq types de matériel et les pannes qui reviennent
Le schéma est le même chez toutes les marques : ce qui bouge ou chauffe lâche en premier.
- Switches et routeursPorts morts, PoE qui tombe sur un bloc entier, une alimentation qui rend l’âme, et la mémoire où réside la configuration. Sur les modèles anciens, cette dernière est la panne la plus fréquente et en même temps la moins chère à traiter.
- Pare-feu et points d’accèsAlimentations, ventilateurs et stockage. Un pare-feu qui ne revient pas après un redémarrage a plus souvent un module de stockage usé qu’une carte mère défaillante, et cela change le coût d’un facteur entier.
- ServeursAlimentations, ventilateurs, modules mémoire, contrôleurs RAID et fonds de panier. Une machine qui s’arrête au hasard a bien plus souvent une alimentation en cause qu’une carte système, et c’est le premier endroit à regarder, pas le dernier.
- StockageContrôleurs, batteries de cache, fonds de panier et tiroirs. Ici le diagnostic pèse plus que la pièce : un contrôleur mal remplacé coûte des données, et ce dommage n’est pas celui d’une journée d’arrêt.
- Poste de travail et périphériquesPortables, scanners, imprimantes et matériel de caisse. Dans ce groupe la réponse dépend plus du prix d’achat que de la technique, et nous le disons.
Du symptôme à l’appareil testé
Quatre étapes. La deuxième prend le plus de temps et génère l’essentiel du coût.
Vous signalez le type et le symptôme
De quel appareil il s’agit, ce qu’il fait et quand cela a commencé. Un symptôme daté épargne un aller-retour sur presque toutes les pannes.
Diagnostic
La panne est reproduite et ramenée à un seul composant. Si le résultat diffère de ce qui a été signalé, vous le savez avant que quoi que ce soit ne soit commandé.
Réparation et test
La pièce sort, le remplacement entre, puis on met en charge et on mesure. Un appareil qui démarre n’est pas un appareil qui tient, et cette différence apparaît lors d’un test et non chez le client.
Retour avec un rapport
Ce qui était cassé, ce qui a été remplacé et ce qui a été mesuré. Sur du matériel hors support, ce rapport est le seul dossier qui subsiste.
Trois situations où nous conseillons de remplacer
Réparer n’est pas toujours la réponse la moins chère et nous le disons même quand cela nous coûte la mission.
- L’appareil ne reçoit plus de mises à jourUn pare-feu ou un switch sans mises à jour de sécurité n’est pas sauvé par une alimentation neuve. Après la réparation, il reste ouvert dans votre réseau, et c’est un problème plus grand que la panne.
- La panne vient de l’usure de tout l’appareilQuand le troisième ventilateur lâche, ce n’est plus un incident mais un schéma. Réparer achète alors des mois et non des années, et ce calcul doit être posé avant de décider.
- Un remplacement d’occasion coûte moinsSur beaucoup de matériel réseau, une unité reconditionnée coûte moins que la réparation. Nous livrons alors celle-ci et gardons l’appareil en panne pour les pièces.
Ce qui arrive sur notre établi
Multimarque signifie ici un interlocuteur unique pour du matériel de marques différentes, y compris quand le constructeur n’accepte plus le modèle.
- RéseauCisco, Juniper, HPE Aruba, Extreme Networks, Brocade, Fortinet et NETGEAR. C’est le groupe avec le plus de réparations et, en même temps, celui où il s’agit le plus souvent d’une pièce morte et non d’un appareil mort.
- ServeursDell, HPE, IBM, Lenovo, Fujitsu et Supermicro. Alimentations, ventilateurs, mémoire et contrôleurs RAID constituent ici l’essentiel du travail.
- StockageNetApp, Dell, HPE, IBM, Hitachi Vantara, Quantum et Synology. Dans ce groupe, tout commence par le diagnostic, car un contrôleur mal remplacé coûte des données.
- Ce qui est montéDes pièces constructeur là où elles existent, et sinon reconditionnées à la référence. Mémoire et disques de Micron, Kingston, Seagate et Western Digital, processeurs d’Intel.
Ce qui va avec
Une réparation est un incident ; le contrat autour est le reste.
Les questions qu’on nous pose
Celles qui reviennent le plus, en bref.
Réparez-vous du matériel qui n’a pas été acheté chez vous ?
Oui. C’est même l’essentiel de ce travail : du matériel hors support, ou dont le constructeur n’accepte plus le modèle. Ce qu’il nous faut, c’est la référence et une description de ce que fait l’appareil.
Que se passe-t-il si la réparation échoue ?
Vous apprenez ce qui a été trouvé et quelle est l’alternative, qui est parfois une unité reconditionnée moins chère que la réparation. Le diagnostic donne toujours lieu à un rapport, y compris quand l’appareil ne revient pas.
Combien de temps prend une réparation ?
Cela tient presque toujours à la pièce et non au travail. Si la pièce est disponible sur le marché, c’est une affaire de jours ; si elle est rare, c’est la première chose que vous apprenez et non la dernière.
D’abord savoir ce qui est cassé
Donnez la référence et décrivez ce que fait l’appareil. Vous recevrez la cause probable et si la réparation est, dans ce cas, la voie la moins chère.
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