
Régie informatique ou recrutement ?
Un poste qui reste vacant cinq mois n’est pas gratuit. C’est l’option la plus chère sur la table, et elle apparaît rarement dans la comparaison que l’on fait.
Recrutez pour les postes dont vous aurez besoin des années durant et que vous pouvez garder intéressants. Passez par la régie pour un projet délimité, un pic, un poste que vous n’avez pas réussi à pourvoir, ou une spécialité dont vous avez besoin six mois et non pour toujours.
Un spécialiste en régie coûte davantage à l’heure qu’un salarié, mais sans coût de recrutement, sans risque de préavis et sans intercontrat. La comparaison ne tient que si vous chiffrez aussi les mois pendant lesquels le poste reste vacant.
Ce qu’il faut convenir dès le départ, c’est le transfert de compétences. Une mission qui se termine par de la documentation et un collègue formé est un investissement ; une mission qui se termine par un ingénieur qui s’en va est une dépendance.
Ce que coûte réellement un poste vacant
La comparaison que l’on fait, c’est le salaire contre le taux horaire, et sur cette base la régie paraît toujours chère. Celle qu’il faudrait faire inclut les mois qui précèdent l’arrivée de quelqu’un.
Un ingénieur infrastructure senior se cherche en mois et non en semaines, davantage encore sur les spécialités sécurité et cloud. Pendant ces mois le travail ne s’arrête pas : il est absorbé par des collègues qui font ensuite le leur le soir, ou il n’est pas fait et l’arriéré grossit. Ajoutez les honoraires de recrutement, le temps d’entretien de trois personnes et le risque que la recrue parte avant un an, et le coût honnête de l’attente dépasse souvent l’écart de tarif.
Quand recruter en interne
- Le travail est permanent et prévisible. Si le poste existera encore dans trois ans, un salarié coûte moins cher et fait mieux.
- Le savoir est propre à l’entreprise. Quelqu’un qui doit comprendre vos processus, votre histoire et vos gens mérite d’être gardé.
- Vous pouvez garder le poste intéressant. Les spécialistes informatiques partent rarement pour l’argent ; ils partent parce qu’ils font la même maintenance indéfiniment.
- Vous pouvez l’encadrer. Un junior sans personne auprès de qui apprendre est une façon coûteuse d’occuper une chaise.
Quand la régie est la meilleure réponse
- Un projet avec une date de fin. Une migration, un déploiement, un déménagement de centre de données. Recruter pour cela, c’est une conversation difficile douze mois plus tard.
- Un pic que vous voyez venir. Une fusion, un nouveau site, une échéance de conformité.
- Une spécialité dont vous avez brièvement besoin. Personne n’a besoin d’un architecte pare-feu à plein temps pendant un an, mais beaucoup d’organisations en ont besoin deux mois.
- Un poste qui ne se pourvoit pas. Le combler vaut mieux qu’attendre, et cela laisse le temps de recruter correctement plutôt que par dépit.
- Un remplacement. Un arrêt long ou un congé maternité dans une équipe où la compétence ne tient qu’à une personne.
Les deux options côte à côte
| Salarié | Spécialiste en régie | |
|---|---|---|
| Base de coût | Salaire plus charges patronales | Taux horaire, facturé aux heures travaillées |
| Délai avant démarrage | Des mois, pas des semaines | Deux à quatre semaines |
| Coût de recrutement | Honoraires de cabinet ou temps interne | Aucun |
| Risque si cela ne marche pas | Préavis et nouvelle recherche | Fin de mission, généralement un mois |
| Convient à | Le travail permanent et propre à l’entreprise | Projets, pics, spécialités, transitions |
Garder le savoir quand la mission se termine
C’est l’objection que nous entendons le plus, et elle est légitime. Un spécialiste qui repart avec tout dans la tête vous a coûté plus qu’il n’a livré.
Trois choses l’évitent, et toutes trois doivent figurer dans la mission dès le premier jour. La documentation comme livrable et non comme faveur. Un collègue nommé de votre côté qui travaille à ses côtés, pas après lui. Et une session de passation planifiée au début, pas organisée la dernière semaine.
Ce qu’il faut vérifier chez un prestataire de personnel
Demandez qui emploie le spécialiste et à quelles conditions. Demandez si l’administration de paie et fiscale du prestataire est auditée par un tiers, et ce qui vous protège si quelque chose cloche plus bas dans la chaîne. Un prestataire incapable de répondre immédiatement est un risque qui n’apparaît pas dans le tarif.
Nos processus sont audités par un tiers selon ISO 9001, ISO/IEC 27001 et ISO 14001. C’est la chose la moins intéressante à propos d’un spécialiste et la première que demande un service achats.
Notre façon de placer les personnes est décrite sous consultants informatiques.
Ce qu’on nous demande à ce sujet
Ce que demandent les responsables avant de choisir une voie.
Un spécialiste en régie coûte-t-il plus cher qu’un salarié ?
À l’heure, oui. Sur la durée d’un problème, souvent non. L’écart de tarif doit être mis en regard du coût de recrutement, des mois pendant lesquels le poste reste vacant et du risque qu’un recrutement ne fonctionne pas. Pour un projet délimité, la voie de la régie revient généralement moins cher au total.
Sous quel délai quelqu’un peut-il démarrer ?
Généralement deux à quatre semaines, selon la spécialité et les préavis. Les profils courants d’infrastructure et de service desk arrivent plus vite que les rôles de sécurité de niche ou d’architecture cloud.
Un spécialiste en régie peut-il être embauché ensuite ?
Oui, et cela arrive régulièrement. Travailler ensemble quelques mois est une procédure de sélection bien meilleure que deux entretiens. Les conditions de reprise se conviennent dans le contrat au départ, elles ne se négocient pas après coup.
Que faut-il vérifier chez un prestataire de personnel ?
Qui emploie formellement le spécialiste, à quelles conditions, et si cette administration est auditée par un tiers indépendant. Demandez aussi ce qu’il advient de vous si quelque chose cloche plus bas dans la chaîne contractuelle. Ce sont des questions ennuyeuses, et ce sont elles qui évitent le problème coûteux.
Où cela s’inscrit dans notre travail
Où les personnes atterrissent.
Envie qu’on regarde votre situation ?
Une demi-heure au téléphone suffit généralement à savoir si nous sommes le bon interlocuteur, et nous le dirons si ce n’est pas le cas.